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Mobil-home en location saisonnière: un bon investissement ?
Mobil-home design pour location saisonnière

Mobil-home en location saisonnière: un bon investissement ?

Avec l’essor du modèle du camping, du secteur de la location saisonnière ou même celui de tourisme moins habituel comme le glamping ; investir dans un mobil-home est une idée qui séduit de plus en plus de personnes car permet de lier l’utile à l’agréable, de lier plaisir et rentrées d’argent.

 En effet, ce type de location se trouve facilement et représente un investissement relativement faible pour recevoir en retour des bénéfices locatifs très intéressants, cela en vaut donc le détour. Cela dit, tout cela reste à nuancer, sinon ça serait trop beau! De nombreux paramètres sont en effet à prendre en compte pour éviter de totalement gâcher un tel potentiel. 


Qu’est-ce qu’un mobil-home ?

Selon le décret n° 2007-18 du 5 janvier 2007, article R.111-33, sont considéré comme résidences mobiles de loisirs les véhicules terrestres habitables qui sont destinés à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisir, qui conservent des moyens de mobilité leur permettant d’être déplacés par traction mais que le code de la route interdit de faire circuler.

Le mobil-home est donc, comme son nom l’indique, une habitation mobile. Il s’agit d’une habitation de loisirs transportable, destinée à être occupée dans le cadre d’une location saisonnière. On en retrouve généralement dans les campings et autres espaces de loisirs communs dédiés aux séjours saisonniers, mais il y a de plus en plus de propriétaires qui promènent leur mobil-home où ils le souhaitent, toujours dans les règles imposées évidemment.

 Un mobil-home est généralement composé d’un coin salon équipé d’une cuisine (qui en est séparé dans les plus grands modèles), ainsi qu’une salle de bain et de 2 à 4 chambres. Les modèles plus haut de gamme possèdent aussi souvent une terrasse. Détails importants à souligner, les mobil-homes répondent à une législation très spécifique. En effet, un détenteur de tel logement ne peut pas l’installer où bon lui semble, et il y a évidemment des règles à respecter afin de pouvoir en faire l’usage et la mettre en location. 

Camp de mobil-homes

Si vous souhaitez installer votre mobil-home ailleurs que dans les lieux énumérés dans les règlements officiels, un permis de construire et une autorisation de la mairie de la commune sur laquelle vous souhaitez implanter le mobil-home seront nécessaires, pour le plus souvent un usage limité à trois mois. Mais faites bien attention, car si vous optez pour cette solution, vous allez devoir payer la taxe d’habitation car le mobil-home ne sera alors plus considéré comme une habitation saisonnière, mais une permanente.

Par exemple, Selon le décret n° 2007-18 du 5 janvier 2007, article R.111-34 et R.111-32, les résidences mobiles de loisirs ne peuvent être installées que dans les parcs résidentiels de loisirs définis, dans les villages de vacances ou terrains de camping classés en hébergement léger selon le code du tourisme.

Quelle est la durée de vie d’un mobil-home ?

Dans le milieu de la location saisonnière, notamment du côté des campings, on entend souvent que la durée de vie d’un mobil-home est de sept ans, et que passé ce délai, vous devez impérativement le changer. Mais détrompez-vous : ceci est d’une idée reçue beaucoup trop répandue. C’est en fait une confusion que font beaucoup de propriétaires, à cause de nombreux campings qui imposent aux propriétaires des contrats de 7 ans. 

Une fois le contrat passé, le propriétaire peut se voir être obligé de déplacer son mobil-home et de quitter le camping, ou peut même décider de ne plus gérer le mobil-home. Cette option représente déjà une perte conséquente car, nous le verrons, c’est pile après 7 ans que l’investissement devient intéressant, et ça sera donc le camping qui le gérera sans possibilité de rétractation. Sinon, Le contrat peut aussi être prolongé, si le bien continue à respecter les critères de conformité et de modernité du camping,

Lorsqu’il est bien entretenu, un mobil-home peut en fait durer jusqu’à 30 ans, moyennement évidemment des réparations régulières (les mobil-homes ne sont pas les logements les plus solides qui soient) ainsi que des rénovations lorsque les standard et critères de conformité l’exigent. En effet, les équipements et critères de sécurité évoluent assez régulièrement et peuvent légèrement varier selon les espaces prévus à cet effet, il faut donc toujours bien vérifier que vous êtes en règle. 

Concernant le prix d’un mobil-home ancien, il peut être intéressant de noter que vous pouvez toujours continuer à louer votre mobil-home qui a par exemple 15 ans au même prix qu’un neuf, si vous l’entretenir régulièrement et le maintenez en règle. 

Mobil-home haut de gamme

Pourquoi investir dans un mobil-home ?

L’avantage d’investir dans un mobil-home, c’est que vous pouvez acheter avec une somme qui est relativement faible, comparé à l’immobilier par exemple dans le cas d’un projet de location saisonnière plus commune.En effet, il est possible d’acheter un modèle d’occasion pour un investissement d’environ 10.000/12.000 euros. Par contre, Si vous optez pour un mobil-home neuf, il faudra plutôt compter le double (soit entre 25.000 et 30.000€), ce qui peut faire peur à première vue mais vous allez découvrir que l’investissement en vaut la chandelle. 

Rembourser un mobil-home prend sept ans

Comme nous l’avons suggéré, il ne faut pas abandonner son mobil-home après 7 ans. Ne laissez pas par les contrats fournis par les propriétaires de camping vous influencer ! Si vous vendez bien votre mobil-home, intégrez les bons espaces dédiés et faites en sorte de bien remplir votre calendrier durant les périodes de forte affluence touristique, vous pouvez envisager de rembourser votre mobil-home en sept ans environ.

En effet, si nous prenons l’exemple d’un bien qui coûte 20.000 euros et qui génère environ 2.500 euros de bénéfice par an sera intégralement remboursé en un peu plus de sept années. Cela signifie que, passé ce délai, tout ce que vous allez pouvoir gagner sera du bénéfice. Investir dans une telle location saisonnière nécessite donc juste une petite somme et beaucoup de patience. 

Augmenter vos revenus

À la lecture du précédent argument, la mention de “2.500 de bénéfice par an » vous a sûrement fait lever un sourcil. En effet, il ne faut pas rêver : un mobil-home vous permettra, au mieux, de gagner quelques milliers d’euros par an. Pour arriver à bien rentabiliser le bien, vous devez fournir des efforts en mettant la main à la pâte afin de rendre votre bien le plus attrayant possible, augmenter vos revenus et minimiser vos coûts. Si vous êtes prêt à fournir les efforts nécessaires, alors ce sera très rentable d’acheter un mobil-home. 

Anticipez donc bien et prenez le temps de bien définir vos objectifs ! Souvent, pris dans l’euphorie d’acheter un mobil-home, de nombreuses personnes ne prennent pas le temps de bien étudier les contrats. Voir même d’à peine entretenir leur bien. Dans le cas où un contrat est signé, il n’y a pas de retour possible alors réfléchissez bien aux efforts et au temps que vous êtes prêt à fournir pour faire fleurir cette activité. 

Calcul des bénéfices

La plupart des problèmes rencontrés résultent d’un manque d’anticipation, mais si vous faites les choses bien, vous pourrez gagner un complément de revenu qui peut s’avérer encore plus intéressant après la fameuse période des 7 ans.

Profitez d’un régime fiscal avantageux

Compte tenu de la nature assez spéciale des mobil-homes, la mise en location d’un tel “logement” répond aux règles fiscales de la para-hôtellerie de plein air. Cela signifie que vous pouvez bénéficier du statut Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) et donc ne pas payer d’impôts sur votre bien ! En effet, premièrement, investir dans un mobil-home permet de s’affranchir de la taxe d’habitation et de la taxe foncière. Ainsi, vous n’aurez à vous acquitter que de la taxe de séjour, voire d’une taxe additionnelle équivalente à 10 % de cette dernière. En 2020, la taxe de séjour est comprise entre 0,20 et 4,20 euros par nuit et par personne.

Également, en misant sur un mobil-home, vous pouvez aussi récupérer la TVA de votre investissement. Notez que cela n’est possible que si vous avez le statut LMNP ! Pour profiter de ce statut, vous devez remplir plusieurs critères, à savoir : louer votre mobil-home par vous-même suivant les conditions proposées sur le lieu d’accueil de votre choix, déclarer vos revenus en B.I.C (Bénéfices Industriels et Commerciaux), et enfin posséder un numéro SIRET. 

Une fois cela fait, si nous reprenons notre précédent modèle à 20.000 euros, vous serez remboursé de 4.000 euros ; votre bien ne vous reviendra donc réellement qu’à 16.000 euros. Ce n’est donc pas une somme négligeable, le statut LMNP est réellement une situation à envisager lorsque vous investissez dans un mobil-home.

Comment rédiger le contrat de location saisonnière pour mobil-home ?

Savoir rédiger un contrat pour la location de votre mobil-home est essentiel afin d’établir de solides garanties. Cela doit être votre premier réflexe que vous devez adopter après avoir finalisé la réservation de votre Mobil home avec vos locataires !

Composition du contrat de location

Le contrat de location saisonnière pour mobil-home permet d’établir non seulement de solides garanties en matière de règlement intérieur, mais aussi un lien de confiance entre vous et les futurs locataires. Le contrat va en fait permettre de récapituler précisément les droits et obligations de chacune des parties sous la forme d’un document écrit et signé en deux exemplaires.

Poignée de mains pour contrat

Au sein du contrat, un certain nombre de points indispensables doivent être mentionnés. Pour n’en citer que quelques uns, l’identité du propriétaire et du/des locataire(s), Le prix de la location du séjour (fixé par le loueur), la durée de la location, les heures d’arrivée et de départ, ou encore Le montant de la caution à payer et le mode de restitution sont à énumérer.

Lorsque vous envoyez les deux exemplaires à signer du contrat, vous pouvez également glisser dans l’enveloppe une copie du règlement intérieur du camping afin de tenir au courant ces futurs locataires des règles en vigueur au sein de ce dernier.

Fixation du prix et moyen de paiement

Concernant le prix du séjour, les moyens de paiement ou encore les conditions de location, le fait que le contrat de location saisonnière soit établi entre particuliers vous permettra de fixer librement les prix et de négocier des modalités de versement des arrhes (sommes versées par un client avant l’achèvement d’une prestation de service), du solde et de la caution avec les futurs locataires.

Afin de structurer la démarche, prenez inspiration sur ce qu’il se fait dans le domaine professionnel. En règle générale, le versement des arrhes ne se fait jamais plus de 6 mois avant la période de location. Le pourcentage des arrhes à verser se plafonne généralement entre 25 % et 30% du montant total à payer, et concernant le solde du loyer à payer, celui-ci est habituellement demandé entre 45 et 60 jours avant l’arrivée des locataires. Certains attendent la remise des clés pour le demander, mais nous vous le déconseillons car cela représente trop de risques que les locataires supposés ne se rétractent.

Une fois le versement des arrhes validé, l’engagement entre vous et les locataires est donc fixe et irrévocable, comme tout contrat. Par conséquent, si annulation il devait y avoir à l’approche du séjour, la partie étant en cause devra indemniser l’autre pour le préjudice occasionné.

Caution du séjour

Concernant la garantie matérielle de votre Mobil home, vous êtes tout à fait en droit de fixer une caution afin de protéger vos équipements contre d’éventuelles casses ou dégradations. Ce qui peut arriver régulièrement, car comme signifié plus tôt, les mobil-homes ont beau être des hébergements fiables, ce ne sont pas les plus solides. 

Pour mettre dès le départ les choses au clair avec les locataires, nous vous conseillons d’établir un inventaire complet de votre Mobil home afin d’endiguer tout malentendus sur lesquels pourraient jouer des voyageurs malhonnêtes, mais aussi  bannir tous litiges qui pourraient avoir lieu vis-à-vis du montant de caution prélevé en cas de dégradation. Si vous posez les bases et êtes clair, tout se passera bien (pour vous du moins).

Vous pouvez donc librement fixer le montant de caution, tout en restant lucide sur la valeur de votre bien et le montant que pourraient représenter les pires réparations. Lorsque vous recevez le chèque de caution, vous avez le choix de l’encaisser à titre de dépôt de garantie, ou bien de le mettre en attente jusqu’à l’état des lieux de sortie pour le restituer ou l’encaisser s’il y a eu des dégradations.

Politique d’annulation

Dans le cas d’une annulation venant des locataires, ces derniers pourront être tenus de payer un pourcentage voir la totalité du montant de la réservation, selon les conditions d’annulation que vous aurez fixé en amont.

Négociation pour contrat mobil-home

La mise en place de conditions d’annulation est effectivement un excellent moyen de sensibiliser les futurs locataires sur le fait qu’en cas non-respect du contrat, ils pourront être dans l’obligation de payer une contrepartie financière si l’annulation entraîne la location partielle de votre Mobil voir l’absence totale durant la période concernée. Il existe des conditions d’annulation « classiques », qui fonctionnent selon des délais.

Le premier délai est de 28 jours. Si les locataires annulent avant ce délai, les réservations avant la date d’arrivée sont remboursées à hauteur de 70%. Le deuxième délai est de 21 jours, avec un remboursement à hauteur de 50%, et le troisième de 14 jours sans aucun remboursement.

C’est seulement en cas de force majeure qu’une annulation permettrait de recevoir un remboursement total des réservations prises. Mais qu’est ce qu’un cas de force majeur ? Selon le site des services publics, un cas de force majeure est un événement qui est imprévisible, insurmontable et incontrôlable au sens de la loi. Cela dit, la définition retenue par la jurisprudence n’admet pas les cas de maladie, ni de décès. 

Et si c’est le propriétaire qui annule ? Dans ce cas de figure, le propriétaire du mobil-home doit dédommager les locataires pour le préjudice enduré, car cela constitue des vacances annulées (ils ne vont pas payer pour une prestation qu’il n’ont pas pu recevoir), mais peut aussi représenter un surcoût pour les voyageurs qui rechercheraient de quoi remplacer la réservation.

Le mobil-home, un investissement sûr 

Comme vous avez pu le remarquer, miser sur un mobil-home pour générer plus de revenus représente une belle opportunité. Même si cela nécessite un peu d’effort, de temps, de patience et d’argent, vous arriverez à le rentabiliser assez vite et pourrez même en profiter vous-même. 

N’oubliez jamais de bien vous renseigner en termes de réglementation et de construire des contrats exhaustif pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Il y a beaucoup d’évolution dans les milieux du camping et de la location saisonnière, alors si investir dans un mobil-home fait partie de l’un de vos projets, vous devriez désormais être un peu plus sûr de vous !


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